Ecoutez celles et ceux qui sont venu•es — qui font les territoires à défendre — témoigner de la nécessité des interconnextions vivantes.
Leur engagement est une piste possible à explorer pour ne pas céder aux injonctions violentes des mondes démoniaques. Non pas s'enfermer dans des bulles, mais porter à voix haute ce qui s'échange devant, derrière les comptoirs.
Nous sommes le dimanche 15 mars 2026, lendemain d'une journée nationale contre le fascisme, racisme et toutes les oppressions quotidiennes qui nous divisent. À quelques heures des résultats d'un premier tour, amorce possible d'un point de bascule, même si ça fait longtemps que ça a basculé.
Comment s'organiser ? Comment résister ? Sortir de l'impasse, d'un empire artificiel auquel nous refusons de nous soumettre ?
Ces tavernes sont nées de la nécessité de créer un peu de rencontres, de la chaleur dans cet humide hiver, pour que les mots continuent de s'écrire, faire corps en campagne, devenir rhizome.
Ici, c'est la dernière taverne champêtre de l'hiver. L'envie de réunir autour d'une table des acteur•ices qui peuplent le quotidien.
« Chronique Taverne », à laisser s'inventer du positif, situé à un regard autour de l'engagement, c'est le fil rouge qu'on va tirer avec les protagonistes pendant cette heure.
- Introduction, par Louison et Thomas
- Discussion avec Marie et Tim
- Le cœur indigné, avec Louison
- Manifestation contre le fascisme, avec Larissa
- Question, mais pas de champion !
- Corps-Nuds en commun, avec Paul
- Appel pour la création d'une cantine coopérative, par Emeline
- Intermède musical, avec le cœur indigné
- La culture dans nos territoires, avec Clément, Jean-Charles et Etienne
- « S'engager ? » par Alexis
- Conclusion, et remerciements
Retranscription de la discussion avec Marie et Tim
Bonjour Marie Salut Bonjour Tim Bonjour Merci d'avoir accepté de venir Est-ce que pour commencer, peut-être Marie, tu peux faire une petite présentation D'où tu viens, comment tu as cheminé, ce que tu aimes faire Et pourquoi tu es là aujourd'hui Alors Je suis originaire du coin, moi je suis née à Ercé Enfin non, je ne suis pas née à Ercé-en-Lamé Mais mon père était paysan à Ercé-en-Lamé Sur la ferme où on bosse aujourd'hui avec Timothée Voilà, ça c'est d'où je viens Ce que j'aime faire C'est ça après, non ? Ce que j'aime faire La ferme, ça me plaît bien Être sur la ferme, ça me plaît bien Et du coup, ça veut dire que je n'ai pas beaucoup cheminé en fait Parce que je suis née là, je suis là Voilà Merci Mais justement, par rapport à ça À quel moment tu as décidé de revenir ici ? Enfin, pourquoi tu es partie déjà ? Et au moment où tu es partie, c'était quand ? C'était pourquoi ? Et qu'est-ce qui a fait que tu as décidé de revenir ? C'était quoi pour toi, à ce moment-là, l'élément déclencheur ? C'était tes envies, tes rêves ? Et se situer à quel endroit ? Moi, j'ai dit que je voulais faire ce métier depuis que je parle Et du coup, c'est ce qui me fait dire que je ne crois pas trop à la vocation finalement C'est un peu triste, ce n'est pas très poétique Mais je crois que si mon père était viti, je serais viti Et peut-être même s'il était joyé, je serais joyère C'est ça qui est terrible Mais ça s'est passé comme ça En fait, j'ai voulu faire ce que j'ai vu, je pense Mais j'aime bien les animaux Mais voilà quoi Et tu peux nous dire justement ce que tu fais ? Ah donc, on élève des vaches laitières Et on a aussi des pommiers et des poules pondeuses sur la ferme Voilà Et le regard que tu portais enfant du coup sur la ferme Est-ce qu'il ressemble à ce... comment tu le vois aujourd'hui ? Je ne sais pas Je ne sais pas Oui, si, si ça ne ressemble pas mal, je pense Je ne sais pas Mais toi, dans la façon dont tu voyais ça En tout cas, dans ce que tu décris là Avec beaucoup d'amour D'une évidence de revenir ici et de faire ce que tu fais Est-ce que ça correspond aux choses que tu voyais à l'époque ? Je trouve ça hyper épanouissant Pour moi, en tout cas, je me sens à ma place Voilà Et je trouve que ça a du sens à plein d'endroits Politiquement, écologiquement, économiquement Parce qu'il faut aussi en vivre Enfin, ça fait sens pour moi à tous les endroits Qui me sont chers Mais tout ça, je ne l'avais pas incorporé enfant Mais pour le coup, je devais quand même le pressentir Parce que je voulais faire ça Je ne sais pas si je réponds à ta question Si, si, si Et par rapport au territoire Est-ce qu'il y a une évolution dans... Enfin, par exemple, moi Je n'habite pas du tout là où j'ai grandi Et du coup, quand j'y retourne Les changements, ils sont énormes Et je me demande Toi qui es restée au même endroit Quels sont les changements que tu peux voir ? Ce n'est pas très positif Les changements, ça ne va pas très bien dans d'autres coins À l'endroit de l'agriculture Ça fait hyper longtemps qu'on a compris Que l'élevage s'industrialisait Avec des concentrations des structures Beaucoup moins de gens dans les campagnes Et du coup... Beaucoup moins de gens dans les fermes Donc moins de gens dans les campagnes Une espèce de manque d'ambiance globale Pas trop de temps faible pour causer Et ça, ça fait longtemps qu'on le voit Mais ça ne fait que s'accentuer Donc non, ce n'est pas dingue Mais vous faites des trucs quand même Un peu pour ça Ah oui, par contre Contre ça Nous, on essaye de ne pas être dans ce délire-là Mais des fois, on a un peu l'impression D'être... Enfin, ce n'est pas forcément à l'image De notre environnement agricole Ça ne va plutôt pas bien Je trouve Avec beaucoup de grosses structures Entre hommes, entre tiers souvent Et assez polluants Enfin, très polluants Il n'y a pas une super ambiance, je trouve Enfin, pas partout et pas que Mais quand même, globalement Je trouve que ça ne va pas très bien Et qu'est-ce que tu pourrais mettre Comme quand même Un peu de mots d'espoir De projections De choses qui peuvent évoluer Quand même dans un bon sens Ou qu'est-ce qu'on peut faire Pour que Tirer les choses Dans la bonne direction Je pense qu'à la fin C'est toujours la nature qui gagne Parce que je trouve que L'humain est assez petit Donc ça me met toujours Un peu d'espoir Quand je vois Même les infrastructures en béton Quand on les quitte Un peu trop longtemps On voit vite Finalement, la nature Elle reprend ses droits super vite Et on est assez faible Donc ça, je me dis Bon, à la fin C'est quand même elle qui gagne Mais je ne sais pas Combien de temps la lutte va durer Je pensais qu'on était Au pic de la connerie Mais en fait, on est sur un plateau Des fois, je trouve ça un peu long Mais je pense qu'à la fin On perd Mais je ne sais pas quand on sait C'est plein d'espoir, ça ? Ouais, ouais, quand même C'est bof, hein ? Non, mais sur un plateau Voire même Sur un plateau Voire même En redescente Alors, je n'ai pas vu la descente Mais je suis prête à la voir Par contre Non, mais par exemple Par rapport à la crise Ce qu'on appelle Dans les médias mainstream La crise agricole On voit que Qu'on noie l'information Que pour le commun des mortels Qui n'a pas de regard Sur la paysannerie Ou sur le milieu agricole Les informations sont noyées Que la confédération paysanne Tente des choses Mais on voit bien Qu'il y a quand même Un discours mainstream De la FNSEA Avec les politiques Donc ça, c'est ce que moi j'appelle La redescente C'est le film de la semaine dernière Qui est sorti rural Qui met en lumière Je ne vais pas nommer Les personnages Voilà Moi je ramène ça Peut-être à ma position de cuisinier Où c'est compliqué C'est compliqué Parce que nous On veut On veut On veut travailler Avec la paysannerie On veut Faire des cantines On veut Nourrir les luttes Mais c'est compliqué Ouais Et en même temps Finalement Les gens Ils sont tous Assez d'accord Même des gens Qui ne votent pas Écolo Ils sont assez d'accord Pour dire Qu'ils ont envie En fait les gens Ils valorisent vraiment Beaucoup Les oiseaux La nature L'eau On le sait Donc en fait Les gens Ils ont quand même Envie de ce qu'on fait Mais on ne prend pas Beaucoup de place Mais je pense que C'est l'avenir quand même Je pense qu'on a raison Ça c'est ça l'espoir Ça c'est l'espoir ça Timothée Est-ce que tu veux Te présenter rapidement Et rebondir peut-être Quelque chose Timothée Moi je travaille Sur cette Ferme où Maria Grandie Depuis ça fait Une grosse quinzaine d'années Qu'on est installé là Maintenant Moi je n'ai pas grandi A R.C. En la main Mais voilà Je m'y sens bien Malgré tout ça Aujourd'hui Et c'est vrai Que ce qu'on disait Tout de suite Moi j'ai l'impression Qu'on se sent En minorité En tout cas Dans le paysage agricole Depuis qu'on est installé Parce qu'en tant que producteur Ou productrice bio Voilà On est sur des fermes Minoritaires En nombre Ou en surface Sur le territoire Etc Mais ce qui est peut-être Un peu Ce qui nous apparaît Un peu plus Ces dernières années Parce que c'est J'ai l'impression Ce qu'on voit Dans notre secteur Dans la société C'est une espèce De polarisation De plus en plus forte Entre Certaines structures Voilà Amis Compagnes Pour nous Avec qui on se sent bien Avec qui on travaille Dans le cadre De notre marché A la ferme De manière Qu'on a chez nous Et en même temps On voit Nos Enfin les exploitations Voisines Qui sont d'une part De moins en moins Nombreuses Et en effet Qui commencent Voilà Nos collègues On n'a vraiment Pas du tout Le même métier C'est assez étonnant De faire ce constat là Je trouve Et comment ça se vit Au quotidien ça ? On s'ignore pas mal Finalement je pense Les uns les autres Avant tout Voilà Enfin moi On s'ignore plus Qu'on se fait la guerre Sauf quand il y a évidemment Une parcelle à récupérer Où là d'un coup Les Enfin voilà C'est un peu plus La concurrence Mais Non je crois que chacun Fait ça un peu Dans son coin Et moi de ce qu'on Ce dont on m'a parlé J'ai l'impression Qu'il y a moins d'échanges Entre voisins et voisines Que ça pouvait être le cas Avant sans idéaliser Non plus Une situation Préalable Et après je pense aussi Que les fermes Sont de moins en moins Ouvertes Pour les non agricoles Et ça nous c'est un constat Qu'on a fait On a un petit marché Le jeudi soir Chez nous Qui est assez modeste On est 5, 6, 7 Producteurs Productrices Présentes Voilà Chaque semaine Et il y a un nombre De personnes Qui viennent Enfin voilà C'est modeste Mais Modeste et génial Évidemment Mais Et je vois bien Que ce qui plaît Vachement aux gens C'est que selon Les périodes de l'année Les vaches Elles sont là Dans la stabule Qui est à Nantes Les poules On peut les voir Parce que voilà Ils sont sur la cour aussi Et bien qu'on soit Nous-mêmes Vraiment au milieu rural Parce qu'on est quand même Loin de Rennes Loin de Nantes On est vraiment dans une campagne Quand même Oui voilà Loin de la ville Mais pour autant Il y a pas mal de gens Aujourd'hui même en campagne Qui sont vraiment loin Enfin qui voilà Qui n'ont pas accès Enfin pas accès Qui ne connaissent pas forcément Bien le monde agricole Qui n'ont pas forcément Voilà l'occasion De rentrer sur une ferme Parce qu'aujourd'hui C'est En fait Ouais tu fais pas Toc toc comme ça Pour aller voir les vaches De ton voisin Même s'ils t'habitent Dans le même hameau Ouais Je rebondis sur ce que tu dis Et ça c'est parce que Ce que tu dis juste avant Que les fermes sont fermées Qu'elles sont pas assez ouvertes Parce qu'il n'y a pas Parce qu'on n'est pas Assez centré sur la ferme Parce que la société N'est pas assez centrée là-dessus Moi je pense à deux choses Je pense au fait que Il y a quand même Vachement d'expandations Aujourd'hui Où les Les paysans Enfin les agriculteurs Et je le dis au masculin Volontairement Parce que j'ai l'impression Qu'il y a Voilà Les femmes sont Je crois moins Enfin je sais pas Quel accès On voit beaucoup en effet L'association entre tiers Entre hommes Dans notre campagne Et en fait Ils sont hyper occupés Donc déjà Ils sont pas là Ils sont Parce qu'ils montent Les structures De plus en plus grosses Et voilà Ils se mettent Des montagnes D'activités De travail Sur le dos Et il y a ça Et puis il y a aussi Dans les évolutions Dans les élevages Je vois Dans ce qu'on peut connaître Nous en volaille On nous parle de biosécurité Etc Il faudrait commencer À mettre une combinaison Spéciale Quand tu rentres Dans l'élevage C'est pas ouvert Comme ça Ça pourrait l'être Pour des L'improbables Raisons sanitaires Les animaux Ils sont De plus en plus À l'intérieur Et le truc Qui a disparu Par rapport à notre enfance Dans le coin Pour ceux qui étaient dans le coin C'est les traversées De troupeaux de vaches Alors que c'est assez commun De se stopper 10 minutes Le temps que les vaches passent Ça n'existe plus Ou franchement Très rarement Et je sais pas Si c'est un but en soi Que les vaches passent la route Mais c'est quand même cool De se dire que Tout n'est pas dédié À la voiture Et c'est plein de mini trucs Comme ça Qui fait que nos campagnes Ne sont plus du tout Celles qu'elles étaient Alors pareil Enfin je te rejoins J'idéalise pas ce que c'était L'ambiance et tout Il va y avoir de la merde Mais il y en avait Mais là Il y a de la merde aussi Mais sans l'ambiance Et le C'est un peu ça Et aussi Le territoire hyper fermé L'accès au chemin Il y a toujours un alibi Pour vendre un petit bout de chemin Justement pour un paysan Qui doit Pour son robot de traite Pouvoir faire un îlot Machin Donc t'as des petits bouts de chemin Qui sont vendus Et ça dure depuis des lustres Donc en fait T'as plus du tout de boucle possible Nous dans notre campagne Des coteaux qu'on connait bien T'as plus de boucle possible Si jamais Le paysan Ou la paysanne N'est pas d'accord Pour que tu passes Ça marche plus De faire une boucle Donc t'as des espèces De chemins inintéressants Des voies sans issues Tout est fermé en fait Et ça aussi Ça fait que tu habites À la campagne Mais que finalement Hormis ton terrain privé Le reste ça appartient Aux agriculteurs du coin C'est dommage Et je trouve aussi là Depuis 2-3 ans J'ai plus les dates Pile poil en tête Mais on ressent un peu Un côté décomplexé Dans le monde agricole Depuis un peu ce qu'on a appelé Je crois La colère des agriculteurs Là où On sent qu'il y a vraiment Une tendance à s'en foutre Quand même Assez ouvertement Des questions environnementales Etc De manière Pas de problème C'est un peu enroule Je trouve Ce que vous dites Je vais le traduire Avec mémoire Mais Il y a plein de facteurs Qui aggravent tout ça Que ce soit L'agrandissement des fermes Que ce soit Il n'y a plus de micro-fermes Il n'y a plus Là le fait Que les vaches traversaient La rue C'est peut-être Parce qu'il y avait Des plus petites exploitations Ou Qui étaient peut-être Plus connectées Là j'ai l'impression Que En gros il y a Vous Et le reste Qui est grand Gros Immense Qui ne se parle pas Et Oui C'est sans doute Un tout petit peu noirci Mais c'est vrai C'est pas que nous En tout cas Mais voilà Quand je dis vous C'est vous Non non j'entends bien Mais ouais non C'est vrai que c'est un peu Ce que je viens de dire En effet Et non je le pense Je le pense vraiment C'est vrai que c'est assez climé Et après moi pour autant Je suis pas forcément J'ai pas forcément envie De De faire la promotion Des micro-fermes Parce que moi Ce qui me parle C'est que Vraiment que L'agriculture bio L'agro-écologie On l'appelle comme on veut Mais occupe l'espace Donc on a besoin d'un stade Sur des grosses surfaces Ou des surfaces moyennes Enfin après Tu mets le curseur où tu veux Mais on peut pas Si on multiplie Des micro-fermes En agro-écologie On va pas y arriver En fait Faut qu'on prenne l'espace Pour la qualité de l'air De l'eau Et qu'on accepte Que non Enfin que le modèle Qui pourrait Faire que nos campagnes Soient vivantes Et respectueuses D'environnement En fait c'est pas Je pense pas Que ce soit des micro-fermes Il peut y en avoir Mais je pense qu'il faut aussi Occuper l'espace En agriculture industrie Ils gênent pas Pour le prendre Le foncier Et du coup Ils ont des implications Énormes sur la flotte Et l'air C'est très positif ça Non non non Mais tu as complètement raison Et il faut De toute façon Comme on dit Il faut nourrir Il faut nourrir la population Donc il faut Occuper ces espaces-là Bon bah merci Merci beaucoup Sur ces morceurs Non mais merci Ça donne Enfin voilà C'est effectivement C'est difficile D'avoir Une vision Complètement Espérée De la suite Mais voilà On est là aussi Pour ce J'ai une note positive Moi si je peux Vas-y Je pense que Enfin j'ai carrément Un projet Je pense que Pour occuper l'espace Il faudrait Qu'on élève des vaches Et pour élever des vaches Il faut aimer les vaches Et je pense qu'il y a Beaucoup de gens C'est un message J'espère qu'il sera diffusé Largement ce podcast Qui ne connaissent pas Les vaches Qui pourraient aimer les vaches Et ça nous permettrait D'occuper l'espace Et c'est hyper écolo La vache Quand tu vois Cette masse De 5 centilos De poids vif Qui mange que de l'herbe Depuis qu'elle est née C'est quand même Hyper efficace Et je pense qu'il faut Des vaches Aimer les vaches Apprendre à aimer les vaches Si on ne les aime pas Dès qu'on la voit Et je pense que C'est elle Qui va nous sauver Merci Marie Merci à vous deux
Paroles de l'estaca
Tant que je n'étais qu'une gosse Ma grand-mère Ma grand-mère Ma grand-mère me disait souvent Assise à l'ombre de son porche En regardant passer le vent Petit vois-tu ce que de bois Auquel nous sommes tous enchaînés Tant qu'il sera planté comme ça Nous n'aurons pas la liberté Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada Le chœur indigne Que je m'y écorche les mains Et je me dis de temps en temps Que je me suis battu pour rien Il est toujours si grand, si lourd La force vient à me manquer Je me demande si un jour Nous aurons bien la liberté Si estiré en tout se y'a qu'orra Et mort des temps ne peut durer Seguir que tomba, tomba, tomba Ben corcada, déu seja Si je restis le fort, per qui Et tu restis le sport, per ya Seguir que tomba, tomba, tomba Et tu devrais m'arriver Puis ma grand-mère s'en est allée Un vent mauvais l'a emporté Et je reste seule sous le porche En regardant jouer d'autres gosses Dans le sang autour du vieux pieu noir Où tant de mains se sont usées Je chante des chansons d'espoir Qui parlent de la liberté Si estirem tot se y'a qu'orra Et mort des temps ne peut durer Seguir que tomba, tomba, tomba Ben corcada, déu seja Si je restis le fort, per qui Et tu restis le sport, per ya Seguir que tomba, tomba, tomba Et tu devrais m'arriver Et si nous tirons tous Il tombera Ça ne peut pas durer comme ça Si il faut qu'il tombe, tombe, tombe Vois-tu comme il penche déjà Si je tire fort, il doit bouger Et si tu tires à mes côtés C'est sûr qu'il tombe, tombe, tombe Et nous aurons la liberté C'est sûr qu'il tombe, tombe, tombe Et nous aurons la liberté